Rachat de crédits : 5 idées reçues complètement fausses

Parce qu’il est souvent associé à l’idée de difficultés financières, le rachat de crédit véhicule tout un ensemble d’idées reçues. Certaines sont certainement justifiées mais d’autres sont complètement fausses. Voici une sélection de rumeurs auxquelles il est temps de couper court !

Je dois quitter ma banque

Le rachat de crédits consiste à agréger différents emprunts déjà contractés auprès d’un établissement financier. Il implique effectivement de racheter ces contrats et de les faire transférer vers l’organisme qui réalise l’opération, mais les obligations s’arrêtent là. Le client est parfaitement libre de conserver ses actifs financiers et la domiciliation de son salaire dans la banque ou l’organisme de son choix. La loi garantit par ailleurs le choix en matière d’assurance pour couvrir le nouveau crédit souscrit dans le cadre du rachat.

C’est réservé aux personnes surendettées

Il n’est pas nécessaire d’être en situation de surendettement ou inscrit auprès de la banque de France pour procéder à un rachat de crédit. L’opération est accessible à tous les particuliers qui, pour une raison ou pour une autre, souhaitent moduler différemment le remboursement de leurs crédits immobiliers ou prêts à la consommation. Certains veulent réduire le montant de leurs mensualités mais d’autres cherchent plutôt à simplifier la gestion administrative de leur crédit. Le rachat de crédit est une opération commerciale ouverte à tous.

Pour les personnes en situation de surendettement, il est d’ailleurs possible d’envisager une trésorerie supplémentaire de façon à retrouver l’accès à des liquidités. Notez que procéder à un rachat de crédit ne signifie pas que vous êtes en situation de surendettement et ne vous expose pas au risque d’être fiché à la banque de France.

Les frais sont importants

Le rachat de prêts est une opération financière qui implique de transférer, résilier ou souscrire des contrats : il est donc susceptible d’engendrer des frais comme tout crédit, mais son fonctionnement n’est pas radicalement différent de celui d’un emprunt classique. Bien souvent, l’objectif du rachat de crédit est même d’économiser de l’argent par rapport aux frais engendrés par des créances non honorées. Le consommateur est en outre en mesure d’évaluer le coût du rachat de crédit grâce à des taux d’intérêt et un échéancier, comme dans toute opération du même type. La plupart des courtiers en rachat de crédits proposent de constituer gratuitement le dossier de leurs clients.

Le rachat de crédit est limité à certains types de dettes

On imagine parfois à tort que le rachat de crédit ne concerne que les crédits immobiliers ou les crédits à la consommation souscrits chez des établissements spécialisés et qu’il exclut par exemple les dettes à caractère personnel. C’est faux : le rachat de crédit peut dans l’absolu envisager tout type de créance, de l’emprunt commercial à l’arriéré d’impôts en passant par la dette souscrite auprès de ses proches. La nature de la créance, les modalités de remboursement et les taux d’intérêt appliqués doivent en revanche être clairement précisés pour que la proposition de rachat de crédits puisse les envisager correctement.

Le rachat de crédit se fait uniquement à taux variable ?

Là encore, cette idée reçue n’a pas lieu d’être. Le rachat de crédit peut être contracté à taux fixe ou à taux variable, en fonction de la politique de l’établissement financier concerné et du dossier de l’emprunteur. Choisir un taux variable n’est cependant pas forcément une mauvaise idée : cela permet en effet de profiter de mensualités moins élevées au début de la période de remboursement. Selon le contrat souscrit, il est parfois possible de basculer d’un taux d’intérêt variable à un taux d’intérêt fixe pendant la durée de l’emprunt.

Le journaliste

Laurent Peruzzi
Auteur et journaliste sur une multitude de sujets, j'essaie à chaque billet de vous partager mes réflexions basées sur l'actualité. Mes pensées n'engagent que moi !